La libéralisation du secteur des télécommunications et l’implication du secteur privé à la production des biens et services de télécommunications a contribué de manière substantielle au cours de la décennie écoulée, à élargir l’accessibilité aux moyens de communication pour nos entreprises et nos populations.

En effet, plus d’1 ivoirien sur 3 dispose aujourd’hui d’un média de communication ; ce qui participe de l’approche des objectifs de la Société de l’Information, tel que préconisé par l’Union Internationale des Télécommunications.

Cette réussite du secteur des télécommunications, avec un rythme annuel moyen de croissance de 7 à 8% dans un environnement de crise et une économie en quasi-récession, revêt plusieurs aspects :

  • Au plan des investissements, elle représente des efforts importants, de l’ordre de 200 milliards (Mds) CFA en rythme annuel ; soit sur la décennie, plus de 1500 Mds CFA.
  • Au plan des emplois, c’est environ 20.000 emplois directs et indirects générés.
  • Une forte contribution à l’économie nationale avec environ près de 10% du PIB, et des acquittements fiscaux divers de l’ordre de 200 Mds CFA.

Selon les conclusions d’une étude récente menée sur l’incidence du développement des télécommunications sur l’économie de pays stable, et en voie de développement, 3 points de croissance du secteur se traduisent par un 1 point de croissance du PIB. 

En conséquence, tous les indicateurs précédents montrent bien la naissance d’une branche importante et mature qui se doit de prendre toute la place qui lui est due dans l’environnement et le jeu économiques en Côte-d’Ivoire.

Le développement de services nouveaux et la poursuite d’une politique de réduction du déficit d’accès représentent des opportunités importantes pour les acteurs du domaine, tout autant que pour leurs clients. Des infrastructures permettant des accès haut débit faciliteront entre autres, l’utilisation et l’exploitation des services.
Pour les professionnels (entreprises et opérateurs économiques), cela participe de l’amélioration de leur productivité et de leur compétitivité.
Pour les individus, les comportements sont de plus en plus modifiés par l’apparition de services nouveaux :

  • services de données tels que les services Internet, les SMS ou MMS, 
  • services sociaux  (web 2.0, forums sociaux, etc.),
  • services et applications liés à l’« Entertainment » tels que jeux vidéo, visionnage de TV/Vidéo sur terminaux mobiles, ou la Vidéo à la Demande (VoD) qui permet de choisir ce que l’on veut regarder et à quel moment de la journée, etc. 

Pour une frange de la population, les jeunes en particulier, l’émergence de ces nouveaux services peut représenter un risque important, eu égard à l’inter-connectivité que peuvent permettre les technologies nouvelles. Tout jeune présente potentiellement le risque d’être en relation avec de  tierces personnes pas toujours bien intentionnées. Notre rôle à tous est de les éduquer, de les encadrer afin qu’ils utilisent l’ensemble de ces ressources porteuses de connaissances en toute sécurité et en toute quiétude.

D’où toute l’importance du thème des JNTIC 2009, dans un paysage en pleine mutation tel que la Côte-d’Ivoire : « Protection des Enfants dans le Cyber Espace ».

Je souhaite à tous, une participation des plus réussies aux JNTIC 2009.
Michel LOUKOU
PCA UNETEL